Considéré comme l’une des bandes dessinées les plus marquantes du XXIe siècle, Moi, ce que j’aime, c’est les monstres s’est imposé dès sa parution comme une œuvre incontournable de la bande dessinée contemporaine.
Au-delà de vous faire découvrir ce chef-d’œuvre, l’exposition Les Monstres d’Emil Ferris se présente comme un véritable parcours immersif, conçu pour vous plonger dans l’univers et l’imaginaire de l’autrice : de son parcours singulier à ses inspirations artistiques, en passant par une recontextualisation historique de l’œuvre.
Venez explorer et vous approprier les multiples facettes de cette œuvre, qui parvient avec brio à mêler les genres et à aborder des thématiques fortes telles que la politique, la sexualité, le polar, la romance et bien d’autres encore.
RÉSUMÉ DE L’ŒUVRE
Résumé de l’éditeur : Chicago, fin des années 1960. Karen Reyes, dix ans, adore les fantômes, les vampires et autres morts-vivants. Elle s’imagine même être un loup-garou. Plus facile, ici, d’être un monstre que d’être une femme. Le jour de la Saint-Valentin, sa voisine, la belle Anka Silverberg, se suicide d’une balle en plein cœur. Mais Karen n’y croit pas et décide d’élucider ce mystère. Elle va vite découvrir qu’entre le passé d’Anka dans l’Allemagne nazie, son propre quartier prêt à s’embraser et les secrets tapis dans l’ombre de son quotidien, les monstres, bons ou mauvais, sont des êtres comme les autres, ambigus, torturés et fascinants.
L’AUTRICE
© Whitten Sabbatini
EMIL FERRIS
Emil Ferris est une autrice, illustratrice et dessinatrice américaine née en 1962 à Chicago. Issue d’une famille d’artistes, elle grandit dans le quartier populaire d’Uptown, où naît très tôt sa fascination pour les monstres, les récits d’horreur et l’imaginaire graphique qui deviendront les pierres angulaires de son travail.
Après une carrière d’illustratrice freelance et de conceptrice de jouets, Ferris traverse une épreuve majeure en 2001 lorsqu’elle contracte le virus du Nil occidental, qui la laisse partiellement paralysée et la contraint à mettre son activité en pause. Dans le cadre de sa rééducation, elle s’inscrit à l’École de l’Art Institute of Chicago où elle réapprend à dessiner et se lance dans un projet qui va bouleverser le monde de la bande dessinée.
Sa BD de plus de 800 pages, Moi, ce que j’aime, c’est les monstres, publié en 2017, est salué dès sa sortie comme un chef-d’œuvre : un récit dessiné au stylo bille qui mêle autobiographie, enquête, chronique sociale et histoire, et qui transcende les frontières du médium. L’ouvrage est récompensé par de prestigieux prix, dont le Fauve d’Or au Festival d’Angoulême 2019, et s’impose comme une œuvre incontournable de la bande dessinée contemporaine.

