Rendez-Vous de la Bande Dessinée d'Amiens

Antoine Ozanam

Né à Rouen en 1970 pendant une éclaircie. Part de cette ville avant que la pluie ne revienne et devient un satellite parisien. Il se nourrit de BD et de musique alternative pendant toute sa croissance. Ses goûts vont d’Alberto Breccia à Peter Milligan en passant par Andréas. Après des études de communications visuelles il rejoint Bruxelles puis Lille pour créer des affiches pour le cinéma, des clips musicaux, des cédéroms puis des sites internets. En 1999, il sort son premier livre : Hôtel noir, une BD dont les personnages sont en plasticine. Antoine attendra 2004 pour arrêter toutes autres activités pour se consacrer uniquement au scénario. C’est la même année qu’il rencontre Bandini, Tentacle Eye, Lelis, Rica et Guillaume Singelin, auteurs avec qui il compte bien construire des collaborations durables. Il collectionne toujours les BDs du monde entier (même s’il ne comprend pas toujours la langue dans laquelle elles sont publiées).

Texte © Bedetheque

M-A Mathieu

Marc-Antoine Mathieu est né en 1959 à Anthony et vit près d’Angers. Il suit tout d’abord les cours de l’École des Beaux-Arts d’Angers, puis travaille dans une agence de graphistes-scénographes (Agence Lucie-Lom), spécialisée dans la création d’expositions. Lucie-Lom a réalisé, entre autres, celles d’Espagne-Espagne pour Angoulême 1989, God Save the Comics à Angoulême 1990, plusieurs espaces de l’exposition Opéra Bulles, en 1991, à la Grande Halle de la Villette. Plus récemment, pour Angoulême 2000, il a réalisé une magnifique rétrospective de l’œuvre de Moebius/Giraud. En 1987, Marc-Antoine Mathieu signe Paris-Mâcon chez Futuropolis (collection X), album remarqué dans lequel on découvre déjà toute sa maîtrise du noir et blanc. Mais c’est surtout avec L’Origine, publié aux Éditions Delcourt, que l’auteur se révèle être non seulement un graphiste hors pair, mais également un conteur de talent. On retrouve dans cet album en noir et blanc les influences de Kafka, Borges, Hubert Reeves, mais aussi les ambiances des films de David Lynch ou de Terry Gilliam. Unanimement reconnu par la Presse, meilleur premier album 1990 aux Salons d’Audincourt et de Mulhouse, sélectionné dans les dix Indispensables 1990 et Alph-Art Coup de Cœur à Angoulême 1991, sélectionné pour le Prix Philip Morris à Genève, L’Origine est assurément une des meilleures surprises de l’année 1990. La Qu…, tome 2 de Julius Corentin Acquefacques, est paru en septembre 1991 et a tout de suite été nommé parmi les Indispensables de l’année. Mathieu innove encore et toujours avec Le Processus, en offrant à ses adeptes la première spirale en volume de l’histoire de la bande-dessinée ! Le quatrième tome de la série, paru en 1995, montre une fois encore les capacités d’imagination et d’innovation de Marc-Antoine. Des pays étrangers l’ont également consacré : l’Estonie et la Finlande ont promu L’Origine Meilleur Album de l’année en 91 et La Qu…, Meilleur Album en 92. Cinq années d’absence, dédiées à ses activités de scénographe et de graphiste, l’ont éloigné ensuite de la bande dessinée. Nous retrouvons enfin sa verve dans Mémoire Morte, une œuvre troublante et forte. Dans une société envahie par une dictature de l’information en temps réel, surgit une prolifération incompréhensible de murs qui tronçonnent la cité. Quant à ses habitants, ils subissent une perte dramatique de la mémoire puis de la parole…

Texte © Delcourt

Christian Lerolle

Né en décembre 1969 à Reims, le petit Christian se passionne d’abord pour la pâte à modeler et le chant avant de rencontrer J.D. Morvan au collège et de découvrir la BD. Leur chemin croise Sylvain Savoia au lycée et tous 3 rejoignent un fanzine rémois « Hors gabarit ». Après le bac, il intègre « Saint-Luc » à Bruxelles, mais il partira en cours de 2e année. En parallèle, il joue dans des groupes de rock et dirige des colonies de vacances, deux orientations qui auraient pu devenir des choix professionnels si la BD ne l’avait emporté quand il retrouve ses amis au sein de l’Atelier 510 T.T.C. (Jean-David Morvan, Sylvain Savoia, Trantkat, Franck Gureghian rejoints plus tard par Philippe Buchet et, dernièrement Thomas Labourot). L’Atelier a besoin de coloriste, Christian se lance sur « H.K. » et ne s’arrêtera plus… même pas pour prendre des vacances ! S’il ne travaille pas sur un album, c’est sur une illustration, une PLV, une couverture ou des projets publicitaires.

Texte et photo © Delcourt

Jospeh Kai

Invité dans le cadre de l’exposition Beyrouth : Portrait d’une utopie

Joseph est né en 1989 au Liban. Il vit et travaille entre Paris et Beyrouth. Le non-dit, la marginalisation et le genre, sont des thèmes majeurs dans le travail actuel d’illustrations et de bandes dessinées de Joseph. Il est surtout connu pour sa ligne et son ton délicats, une fusion d’un style franco-belge traditionnel et d’une tendance expérimentale à Beyrouth.

Joseph a rejoint le collectif Samandal en 2010 et a participé au nouveau ton pris par le collectif pour une série de livres, à partir de laquelle il a édité « Geography » en 2015.

Hélène Ferrarini

Hélène Ferrarini est diplômée d’un master en histoire de Sciences Po Paris. Son travail de recherche portait sur l’histoire de l’immigration en France. Au cours de ses études, elle a étudié le journalisme à l’Université Jamia Millia Islamia de New Delhi. Elle a depuis gardé des liens étroits avec l’Inde, dont elle parle l’une des principales langues, l’hindi. Après avoir enseigné l’histoire et la géographie en Guyane, elle a fait du journalisme son métier à temps plein. Travaillant en indépendante, elle voyage régulièrement entre l’Inde, la France métropolitaine et la Guyane française. Elle y explore surtout les questions sociales et historiques à travers l’écrit et la photographie. 

Texte © Africultures

Fawzi

Dessinateur de presse à Alger au début des années 1970, il a été au rang des pionniers de « M’quidèch », la bande dessinée algérienne. En 1974 il entame une carrière d’illustrateur publicitaire et décorateur commercial à Paris. Pour l’INA il sera conseiller artistique sur un projet de docu-fiction sous la direction du journaliste André Campana. En 1978, à Amsterdam, il illustre des catalogues de grandes surfaces. En 1982, à New York, il fait de la décoration commerciale, de la peinture en lettres et fait un détour par la bande dessinée chez Marvel Comics en tant que penciler (crayonneur) du célèbre Doctor Strange. En 1989, retour en Europe pour assister à la chute du mur de Berlin. Installé à Nice, Fawzi rejoint un groupe de décorateurs en trompe-l’œil, fresques, devantures de vitrine et reprend l’illustration de presse pour la gazette satyrique « Le Babazouk », jusqu’en 2001. Suivront deux années sabbatiques à Nantes pour écrire romans et nouvelles en quête éditeur. En 2004 Angoulême l’accueille comme auteur de bande dessinée à l’Atelier du Marquis de Crocogoulle où il prépare laborieusement un album autobiographique en plus de travaux divers (Conseil général de la Charente et agences de publicité ). Récent travail, un collectif sur les 40 ans de la BD en collaboration avec d’autres auteurs sous la direction de deux des trois fondateurs (Claude Moliterni étant décédé) du Festival International de la bande dessinée d’Angoulême : Francis Groux et Jean Mardikian. Il a illustré trois tomes d’une bande dessinée racontant les aventures d’un singe (Huashis) au pays du cacao…

Claire Fauvel

Après des études à l’école Estienne et à l’école des Gobelins, Claire Fauvel travaille comme décoratrice pour une série animée. Elle se lance dans la bande dessinée avec Une saison en Égypte (éd. Casterman) qui est sa première œuvre. En 2017 sort aux éditions Rue de Sèvres, La guerre de Catherine et en 2018, Phoolan Devi, reine des bandits aux éditions Casterman.

Efa

Invité dans le cadre de l’exposition Traces de la Grande Guerre

Efa est né à Sabadell, en Espagne. À l’âge de 16 ans, il arrête ses études pour profiter… de la vie. En 1995 il réalise avec des amis son premier fanzine: Realitat Virtual. A partir de à, il travaille dans un studio de dessins animés et en parallèle comme illustrateur free-lance. Il entre en bande dessinée grâce à une collaboration avec Toni Termens au scénario qui donnera en 2001 la série Les Icariades (3 tomes et une intégrale parus chez Paquet). En 2002, il se lance dans une série en solo; Rodiguez (2 tomes parus chez Paquet également). En 2004, il publie (toujours chez Paquet) L’Âme du vin, album intimiste qu’il a scénarisé et dessiné. Entre 2007 et 2009, il dessine et colorie la série Kia Ora (3 tomes chez Vents d’Ouest, sur un scénario d’Olivier Jouvray et Virginie Ollagnier). En 2008, il rejoint l’équipe d’Alter Ego où il retrouve Mathieu Reynes qu’il avait croisé chez Paquet.

Tracy Chahwan

Invitée dans le cadre de l’exposition Beyrouth : Portrait d’une utopie

Tracy Chahwan est une dessinatrice de bandes dessinées et une illustratrice. Son premier roman graphique «Beirut Bloody Beirut» est publié par Hachette (collection Marabulles) en France. Elle a travaillé sur plusieurs courts métrages, dont «Stray Girls» (Waraq, 2017), «Vous ne savez pas qui est ma mère? »(Samandal, 2017) et« Le suicide ». En 2017, elle a cofondé le collectif de bandes dessinées libanaises «Zeez» avec cinq autres illustrateurs. Son travail d’illustration se concentre principalement sur les éléments visuels de lieux et de groupes de musique underground, tels que le club Yukunkun et le Beirut Groove Collective. En mars 2018, elle remporte le prix Mahmoud Kahil dans la catégorie « Illustrations graphiques ».

Barrack Rima

Invité dans le cadre de l’exposition Beyrouth : Portrait d’une utopie

Né en 1972 à Tripoli au Liban et résidant à Bruxelles, Barrack Rima a étudié la bande dessinée et l’Illustration à l’Académie Royale des Beaux Arts de Bruxelles ainsi que le cinéma-radio-tv à l’Institut des Arts de Diffusion de Louvain-la- Neuve (Belgique). Auteur de bandes dessinées et cinéaste, Rima travaille également pour des spectacles de musique, de théâtre, cirque et danse. Membre du comité de rédaction de la revue libanaise Samandal, depuis 1996 il collabore avec la presse internationale.